L'Iran renforce son étau sur les femmes et leurs alliés


Depuis le début de l'année, le régime iranien a intensifié sa répression contre celles et ceux qui osent défier les règles imposées aux femmes. Entre arrestations arbitraires, procès expéditifs, châtiments corporels et même condamnations à mort, la contestation féministe est désormais synonyme de danger de mort.

La Journée internationale des droits des femmes a été marquée par une vague de répression accrue. Artistes, journalistes et militantes ont été prises pour cibles par le pouvoir. Parmi elles, Leila Pashaei et plusieurs militantes kurdes ont été emprisonnées, tandis que l’écrivaine Nina Golestani a été arrêtée puis relâchée sous caution après plusieurs jours de détention.

Les voix dissidentes sont bâillonnées, y compris dans le monde artistique. Le chanteur Mehdi Yarrahi a écopé de 74 coups de fouet pour une chanson critiquant le port obligatoire du voile. Des chanteuses comme Hiwa Seyfizade et Parastoo Ahmadi ont été arrêtées pour avoir chanté en solo ou osé apparaître sans hijab en public.

Pire encore, la militante Sharifeh Mohammadi a été condamnée à mort pour son engagement en faveur des droits des femmes et contre la peine capitale. Accusée de "rébellion armée", elle a été jugée lors d’un procès inique, sans que les allégations de torture dont elle a été victime ne fassent l’objet d’une enquête.

Cette répression s’inscrit dans une politique plus large d’écrasement du mouvement "Femme, Vie, Liberté", né après la mort de Mahsa Amini en 2022. Alors que l’exigence d’égalité et de liberté ne faiblit pas, les autorités iraniennes réagissent par une brutalité toujours plus féroce, tentant d’anéantir toute contestation.

Source : amnesty.fr

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